Aphorismes pour la paix

Alfred Kubin, Les Frères ennemis.

 

Si vis pacem, para bellum (Proverbe latin inspiré de Végèce).

 

Une origine étrangère devrait être un tableau qu’on laisse à voir dans son salon et non une chambre dans laquelle on se verrouille.

 

Se méfier du patriarcat, surtout quand il n’a pas de couilles.

 

L’islamisme est une religion, l’Europe un continent ; mais l’islamisme étend une sorte de continent par ses lois, et l’Europe une sorte de religion par son empire bureaucratique, son culte des droits humains, et les livres saints dont elle regorge pour chaque amateur de littérature.

 

De la micro-agression au trait d’esprit il n’y a qu’un pas.

 

Les démagogues jettent le bébé avec l’eau du bain : ils attaquent la religion catholique au nom des prêtres pédophiles, la France au nom de la Collaboration avec le nazisme, et les compatriotes maghrébins, s’ils osent faire l’éloge des traditions chrétiennes de la France.

 

Personne n’est détestable, mais un groupe de personnes influencées (Sebastian Haffner dit : encamaradées) doit se surpasser pour ne pas le devenir.

Un groupe a pour destin l’abbaye de Thélème ou la meute, et les salons, quartiers ou villages sont à ce titre plus en danger de devenir claniques qu’une patrie.

 

Les gauchistes petits-bourgeois n’ont pas les actions de leurs opinions : ils vont voir les représentants de minorités en concert plutôt que d’en admettre dans leur groupe d’amis.

 

Pour un imbécile, inspirer l’amour de la France à quelqu’un par de bons souvenirs ou de grandes œuvres d’art c’est le forcer à chanter La Marseillaise dans un camp de rééducation.

 

Cheval de Troie : rester dans un pays octroyant une citoyenneté qui ne distingue ni race, ni religion, et n’en être citoyen qu’en distinguant sans cesse une croyance et une mécréance, un licite et un illicite, des frères ou sœurs de même obédience.

 

Les hommes sont comme les nourrissons sur un point : quand ça ne va pas, il faut les prendre dans les bras et leur parler.

 

Aux origines de l’Europe, les Romains se sentaient inférieurs aux Grecs, et les  « barbares » germains se sentaient inférieurs aux Romains. Tous admiraient la civilisation qui les précédait et cherchaient à l’imiter.

L’islamisme en Europe incite les musulmans à s’estimer supérieurs aux prédécesseurs de leur pays et à les qualifier  « d’infidèles » ou d’« associateurs » sans chercher à les connaître.

 

Il y a des intellectuels vivant sous protection policière à cause de l’islamisme, d’autres sous protection idéologique à cause de leur conformisme.

 

Les prêcheurs islamistes crachant leur vindicte en arabe ou en allemand, rendent musulmans en cela qu’ils font croire au diable et aux possédés.

 

Ne pas fonder de parti, mais composer de bonnes maximes ou satirèmes pour se les appliquer à soi-même, et si possible aux autres par réflexion.

Les plus belles saillies des grands écrivains sont des mantras pour rester bouddhique au choc des événements malheureux.

 

2012, Toulouse : introduction du loup solitaire en Europe. Dépressif et déséquilibré, mais de bon voisinage, il est menacé par l’affiliation au sol, la culture humaniste, et la pratique véritable d’une religion d’amour, de tolérance et de paix.

 

L’esprit  « blédard » ou le salafisme, qui séparent tous deux de la France en tant que culture commune, font exister l’esprit français, idée bête et méchante, utile seulement en cas d’urgence.

 

L’islamisme porte dans son nom la soumission : il invite à taire toute insoumission en soi-même (« Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes », Coran, XXXIII, 6), à ne rien écrire d’autre que la vérité prétendument dictée par Dieu dans un livre, à abolir la critique pour laisser intacte ce discours entièrement sacré, et à obéir à un dieu dont l’invisibilité augmente d’autant la puissance, et permet de diaboliser le visible qui lui est contraire.

L’esprit français porte dans le sien franchise, franc-parler, affranchissement : il invite à s’insoumettre jusque dans les détails les plus ridicules de la vie courante (« Les Français râlent tout le temps »), à écrire des vérités sur les autres et sur soi-même pour en faire de la littérature, à survivre à ces vérités pour s’affranchir plus fortement, et à diviniser le visible et la volupté par des paysages et les fruits d’un terroir.

L’islamisme est un esprit qui cache la chair et la dote, et la France une chair offerte, que ses habitants ont dotée dans le temps d’un esprit.

 

Il y a des gens si inflexibles et intraitables par leurs discours politiques qu’ils sont comme les mises à jour trop fréquentes d’un ordinateur, qui finissent par le rendre inaccessible et impraticable.

Pour que l’ordinateur marche, libérer de l’espace en s’éloignant du militant, ou s’insulter soi-même des crimes politiques dont il fait la chasse, pour le désarmer par l’autodérision.

 

Ce qu’on appelle lourdement « islamo-gauchisme » est la lutte contre l’extrême-droite européenne au profit d’une extrême-droite pleine d’exotisme et d’évasion.

Ce qu’on appelle « intégration  » est la seule transmigration des âmes connue et attestée (transmigration d’un peintre à un spectateur, d’un écrivain à un lecteur, d’un pays à un citoyen), contre la glaciation des âmes en une origine fixe.

 

Ce qui rend peu convaincantes certaines féministes n’est pas la lutte contre le patriarcat, mais qu’elles se croient plus libres que leur arrière-grand-mère.

 

La civilisation française allie plaisir et verticalité, exigence et jouissance : plaisir de déguster des vins sans les ingurgiter et dont on goûte la complexité au prix de plusieurs années de patience ; plaisir d’entendre des vérités, mais par une langue aussi méditée qu’elle semble simple – le vers des Classiques, la prose des grands romanciers.

 

L’antifasciste de salon est un aristocrate nécrophage : il parle dans des lieux sûrs, clos et urbains, de cibles qui n’y vivent pas et lui sont comme mortes, telles que l’ouvrier demandant plus de référendums ou le banlieusard acculturé ; l’aristocrate prend leur défense sans les vouloir en bas de chez lui.

 

Il est révélateur que les djihadistes du 13 novembre 2015 aient frappé des cafés : le café est le lieu au seuil duquel je vois un homme au visage sombre et hostile, qui s’adoucit en entrant ; les cafés sont des havres où je peux inviter qui j’ai rencontré par fortune ; ce sont les lieux où l’amitié se forme, et tirer dessus déclare la guerre à l’humanité.

 

Les érudits européens apprécient l’islam à l’ombre de leur propre culture européenne et chrétienne : ils goûtent en spectateurs cette religion d’un art plus sobre, exotique et revêche, et s’y reposent des tableaux, des musiques et des récits qui les passionnent, en croyant aimer une religion dont ils ne goûtent que le négatif sans l’avoir développé.

Leur gratitude envers l’Europe est grande et muette ; leur déférence envers l’islam est frivole et démonstrative.

 

Au cœur de la civilisation française, il y a la langue : la langue dégustant par le palais les aliments saisonniers et régionaux et le vin dont on distingue les saveurs à la parcelle près, la langue parlée qui s’exerce en débats aux terrasses des cafés et dans des bars de récitants, et la langue écrite qui mérite un palais de marbre pour la régir.

Et au-delà de ces langues, celles qui s’éprennent, et le font mieux d’avoir exercé les premières.

 

Les militants de l’islamisme appellent « phobie » la critique de leur religion, parce que la peur les flatte encore et que la désapprobation seule les désarme : imaginer leur religion effrayante les honore plus que de la savoir méprisée.

 

La France comme exception est menacée par les droits universels qu’elle a contribué à concevoir et à répandre, dont se réclament ceux qui la combattent, et qu’il est facile de retourner contre elle, par rancune, ignorance, ou malveillance :

Son propre don fait son supplice.

Voilà le train du monde et de ses sectateurs :

On s’y sert du bienfait contre les bienfaiteurs. (La Fontaine, « La Forêt et le Bûcheron »)

 

La « féministe islamique » lutte pour un monde où les hommes peuvent enfin la chasser des terrasses, refuser de lui serrer la main et cacher son corps incitatif en plein milieu de la rue.

 

Socrate parlait sans écrire, par peur de figer sa pensée, et il a philosophé à l’oral jusqu’à motiver ses disciples de le reproduire par l’écriture.

Les grands auteurs français ont écrit, par crainte que leur pensée fût trahie, et ils ont affiné leur style jusqu’à en faire une vision du monde mûrie par le travail de l’écrit.

Athènes a révéré la parole. Les stylistes français ont déifié la phrase. Ils ont ciselé ces corps où toute pensée garde son mystère et peut se mordre comme un agrume.

 

Les vers de Shakespeare et des Classiques sont des tuteurs de l’âme.

 

Aimer la culture d’un pays entraîne à aimer celles d’autres pays plus qu’à en détester, comme aimer une région rend curieux du caractère de sa nation. Affirmer qu’aucune n’existe, ni les gens y ayant œuvré, peut en revanche rendre dédaigneux et ignorant de toutes les cultures à la fois.

 

Les phrases des stylistes en littérature se dégustent et les grands vins européens font discourir : tous deux unifient corps et esprit jusqu’à les faire plus inséparables, c’est-à-dire qu’ils rendent plus vivant.

 

Le féminisme dogmatique ou le décolonialisme imaginaire fonctionnent par privilèges rétroactifs : les femmes ou les minorités ont été uniment oppressées par le passé, il faut donc leur donner l’opportunité d’oppresser les autres.

 

L’Église parle de grâce ; la République parle de mérite et d’excellence.

Toutes deux produisent de bons fruits, mais leurs ennemis respectifs  qui parlent d’idéologie du don et de capital culturel peuvent les détruire toutes deux ensemble en persuadant les âmes qu’elles sont impuissantes à changer leur destin.

 

Certains intellectuels européens ont réagi aux attentats par une défense si zélée de l’islam qu’ils semblaient le confondre dangereusement avec l’islamisme.

 

Une vie entière est nécessaire pour s’assimiler la culture française, un instant suffit pour dire qu’elle n’existe pas.

Il y a des intellectuels inconséquents, qui « déconstruisent » les idées qu’ils éprouvent avec joie par leurs sens, et qui nient la culture française tout en jouissant de son héritage, en récitant des vers du Misanthrope et en buvant du Chassagne-Montrachet.

 

L’islamisme est un totalitarisme de droit divin.

 

Dites à la France du XXIe siècle que sa culture n’existe pas et inventez-lui des crimes contre l’humanité en Algérie, elle vous élira président de sa République.

 

Les attentats font accepter les atteintes.

 

Il y a deux manières d’ordonner une société : par la police (matérielle ou intellectuelle) et par le temps (coutumes, savoirs-faire, œuvres). La première croit s’adapter à un maximum de personnes en se contentant de séparer le légal et l’illégal. La seconde est plus intolérante en apparence, et plus fraternelle en réalité, car elle requiert l’adhésion et le goût, plutôt que la force et la loi : elle unifie en faisant plaisir.

 

L’apprentie racaille peut agresser n’importe qui, mais l’islamiste la discipline en lui convaincant d’agresser uniquement des athées français.

 

Un pays qui consent d’être envahi mérite de l’être.

 

Manie française : préférer savoir si ce que vous lisez est de gauche ou de droite plutôt que vrai ou faux.

Universitaire à la mode : celui qui vous guide dans le labyrinthe pour savoir ce qui est de gauche et ce qui est de droite.

 

Pour le sociologue Emmanuel Todd, les musulmans ne sont que musulmans, et les catholiques sont des zombies.

 

La laïcité est un cartésianisme collectif : n’étant pas sûr de la vérité de ma croyance pour les autres, je m’en abstiens en leur présence dans la vie publique, comme Descartes supprime en lui toute connaissance incertaine.

 

Un nationaliste français au XXIe siècle est un homme qui « tape sur les musulmans à longueur de journée » selon le journaliste qu’il entend sur France Inter, et court le risque d’être tapé par « un camion fou » criant « Allah akbar » le jour de sa fête nationale.

 

Aimer les pièces de Shakespeare, l’histoire de Venise, et les vins de la Loire peut vous crisper dangereusement sur la créativité européenne.

 

En Europe, le christianisme appelle le libertinage, et le libertinage appelle le christianisme. Cyrano était athée mais frondeur et sacrifié à un autre comme le Christ, Pascal fut mondain avant de décrire la misère de l’homme sans Dieu pour ses amis libertins, Laclos a créé une femmes libertaire dans un roman et un traité d’éducation des filles.

 

Le Coran déclare que les mécréants « ne sont que des bêtes »,  « plus égarés encore que les bêtes quant au droit chemin » (XXV, 44). Les missionnaires de ce message en Europe s’appellent vegans et antispecistes.

 

L’histoire de France est si pleine que chaque siècle rêve le précédent : Madame de Lafayette recrée la cour de Henri II pendant le Grand Siècle, lequel est décrit et regretté par Voltaire pendant celui des Lumières, auquel Stendhal appartient mentalement.

 

Un militant écologiste français se bat pour qu’il ne fasse pas deux degrés de plus lors d’une éventuelle guerre civile.

 

Le salafiste veut entrer au Paradis et le bourgeois-bohème limiter son empreinte carbone. Les premiers veulent atteindre le zéro péché, les seconds le zéro déchet.

 

Certains Européens disent qu’il ne faut pas « jouer sur les craintes » et « agiter les peurs ». Les Athéniens disaient : « s’il n’a rien à redouter, quel mortel fait ce qu’il doit ? » (Eschyle, Orestie).

 

Jadis berceau des civilisations européennes, le théâtre venait du grec  « theatron » qui signifiait voir. C’était l’atelier de la démocratie et de la philosophie athénienne. Il devint dans les États modernes le lieu où l’homme tendait  « un miroir à la nature humaine.  » (Shakespeare, Hamlet).

Désormais le théâtre est souvent un lieu qui empêche de voir et en distrait. C’est un atelier de vaporisation poétique autour de problèmes politiques dépersonnalisés comme l’écologie ou le capitalisme. On y tend aux bourgeois branchés le miroir d’une imagination assez pauvre pour cacher toute réalité dérangeante au profit de problèmes dû à des responsables extérieurs au spectateur.

 

Toute grande civilisation peut toucher tout un chacun, parce qu’elle est plaisante, mais n’est jamais tout à fait à quelqu’un, parce qu’elle est exigeante. La langue de Racine est aux francophones une langue toujours naturelle et toujours étrangère, c’est-à-dire à travailler, comme la peinture de Raphaël l’est pour les Italiens et la musique de Mozart pour les Viennois.

 

Les fromages français sont comme le patriotisme : ils font découvrir chaque région, sentent mauvais, et donnent un plaisir si rare qu’il grandit avec le temps et la moisissure.

 

Se sentir blessé par mille ans d’histoire, d’artistes, de batailles, d’idées et d’édifices en héritage, et rappeler qu’un passeport suffit, revient à demander quelques chips en cuisine devant un buffet avec homards et venaison.

 

La plus subtile manière de discriminer entre les Français, c’est de faire croire au citoyen que son pays n’est qu’un passeport.

 

Les islamistes se soumettent entièrement à Dieu pour ne se soumettre à personne d’autre. Le respect qu’on doit à leur dieu les autorise à en demander toujours pour eux-mêmes, et à en manquer envers les éducateurs qui les élèvent, ou envers les femmes qu’ils rencontrent. Allah n’est chez ceux-là que le négatif de leur propre puissance, et l’image qu’ils s’en font trouve un support vierge idéal dans leur prophète invisible, sur lequel ils peuvent se dessiner eux-mêmes avec les attirails nécessaires (barbe, robe, sandales).

Les chrétiens fervents ne se soumettent à Dieu qu’en se soumettant aux autres. Dieu est chez ceux-là un être différent d’eux, toujours à représenter, dont les multiples avatars aident à ne pas s’arroger ses corps surnaturels, ni sa robe traditionnelle, ni sa barbe, à ne pas se prendre pour son égal en répétant qu’on lui est soumis, puisqu’on doit servir au-dehors. Ils ne peuvent ainsi se substituer à Dieu, qui pourtant s’est insufflé dans l’homme par le Christ et peut ainsi leur faire insuffler le bien sans secrète idolâtrie.

 

Flaubert affinait et vinifiait, mais la parole.

 

Le ghetto de Varsovie et l’étoile jaune furent décrétés avec violence par un État, dans un pays à moitié fanatisé par la propagande.

Le ghetto de Sevran et le voile islamique apparaissent sans qu’un État ne les décrète, dans un pays libéré de ses vieilles propagandes.

 

La France du XXIe siècle est coupée en trois états, comme sous l’Ancien Régime : le gilet, le jogging et le jean slim à ourlet.

Le gilet se révolte comme un Tiers État, le jogging condamne et assassine comme un clergé inquisiteur, le jean slim à ourlet vit dans des quartiers-citadelles et ne se bat que pour la sauvegarde de sa propre vie.

Le premier se sent français, le second se sent sujet d’un autre pays, le troisième se sent citoyen d’un monde réduit à quelques archipels connectés.

 

Ceux qui auront craint [Dieu] goûteront au bonheur,

des jardins et des vignes,

des jouvencelles d’une jeunesse uniforme,

des coupes pleines à ras bord,

ils n’entendront là ni mensonges, ni mauvaises paroles. (Le Coran, Sourate LXXVIII, 31-35).

Le paradis des musulmans ressemble à l’Europe, du moins à celle de ses épicuriens lettrés. Les plaisirs que les musulmans attendent à force de privations après la vie, les non-musulmans s’abêtissent presque de trop les connaître pendant la leur.

 

La culture française est infiniment plus étendue, charnelle et spirituelle à la fois, que sa nation ou sa république, qui permettent autant de s’en passer que de la découvrir. Ses amateurs me semblent toujours dire ces vers :

J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout ;
Il n’est rien qui ne me soit souverain bien
Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. (La Fontaine, Les Amours de Psyché et de Cupidon).

 

Les islamistes se disent exclus parce qu’ils sont empêchés d’exclure à leur façon.

 

Trois piliers de la civilisation française : le catholicisme (art gothique, amour courtois, droits de l’Homme), la raison (cartésianisme, libertinage intellectuel, Lumières, positivisme), et le plaisir (bonne chère, libertinage).

D’où le culte du vin, qui mélange un symbole christique, le travail patient et le plaisir de table, que tempère la gastronomie.

D’où la manie de tout rendre conscient et de tout intellectualiser, qui mélange la confession, le raisonnement et le bavardage, que tempère la littérature.

 

Dans quelle Europe unie vivent ceux qui craignent de la voir « divisée », et surtout par des opinions, des journaux ou des livres ?

 

Le penseur cherche les différences entre les individus et le système, la loi et la coutume, l’idée et l’action, l’historique et l’anecdotique, le bien et le mal, et les définit pour les distinguer. Comme Aristote, il a besoin qu’une chose soit ceci et pas cela, afin de la penser.

Le relativiste ne veut rien chercher, et attend que le penseur parle d’un système pour lui rétorquer par un individu, d’une loi pour lui rétorquer par une coutume, de l’Histoire pour lui rétorquer par une anecdote qui bâtit une autre histoire, d’un bien pour lui rétorquer que ce bien est un mal, etc.

Le penseur parle des choses pour les clarifier, et sent les différences douloureuses entre l’esprit français et l’islamisme. Le relativiste lui répond que « l’islam est une religion française », et le fait taire.

 

Nous ne sauvons une culture qu’en l’incarnant : il est plus plaisant de pratiquer la spezzatura des Italiens de la Renaissance que d’écrire une thèse dessus.

 

La beauté de l’esprit européen est de vouloir en conscience critiquer l’islamisme et protéger la vie des musulmans.

 

L’Europe s’est bâtie comme une mosaïque de civilisations qui ne voulaient pas ressembler aux civilisations issues de l’islamisme : elle ne saurait donc admettre cette religion comme sienne, mais a besoin qu’elle existe pour être pleinement elle-même.

L’Europe éviterait ainsi de tomber dans le consumérisme, et entretiendrait ses coutumes, arts et lois, dont elle sent mieux l’esprit par l’existence de son contraire.

 

Dans un pays trop judiciaire et peu littéraire, un amour naissant est raconté comme un récit de crime.

 

La France a inspiré les Impressionnistes et des gens impressionnants.