Hyperbiose, n. f., du grec hyper, au-dessus, en excès + bios, la vie comme conduite :
Vivre chaque expérience au-delà de ce que le désir commande, en érigeant l’excès en système. L’être hyperbiotique outrepasse son envie, comme si la mesure elle-même lui était insupportable. L’hyperbiose n’est pas le simple débordement occasionnel mais une disposition structurelle : elle transforme chaque appétit en boulimie, chaque joie en saturation.
Ex. « Quand je commence, je ne sais pas m’arrêter. »; « On ne vit qu’une fois. »; « Dieu vomit les tièdes comme dit la Bible.»; « On dormira quand on sera mort. »; «Tu es à la diète ?»; « On n’est pas là pour être là. »
Antonyme : libaphilie, n. f. : disposition à préférer l’esquisse d’une chose à sa consommation — l’odeur du café au café, le parfum du tabac à la cigarette — comme on aime mieux la goutte offerte aux dieux que le verre qu’on vide.