{"id":2974,"date":"2021-04-23T19:45:53","date_gmt":"2021-04-23T17:45:53","guid":{"rendered":"http:\/\/abats.fr\/?p=2974"},"modified":"2026-04-19T08:46:20","modified_gmt":"2026-04-19T06:46:20","slug":"monstres-antee-et-hercule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/abats.fr\/index.php\/2021\/04\/23\/monstres-antee-et-hercule\/","title":{"rendered":"Monstres : Ant\u00e9e et Hercule"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3004\" aria-describedby=\"caption-attachment-3004\" style=\"width: 271px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3004\" src=\"http:\/\/abats.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/520556-228x300.jpg\" alt=\"\" width=\"271\" height=\"356\" srcset=\"https:\/\/abats.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/520556-228x300.jpg 228w, https:\/\/abats.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/520556.jpg 540w\" sizes=\"auto, (max-width: 271px) 85vw, 271px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3004\" class=\"wp-caption-text\">Gravure d&#8217;apr\u00e8s Andrea Mantegna, Hercule et Ant\u00e9e, XVe si\u00e8cle.<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>A G. L.<\/em><\/p>\n<p>Ant\u00e9e mange du lion dans le d\u00e9sert libyen, selon la mythologie grecque. Cette viande fauve lui donne envie d&#8217;affronter quiconque le croise, car Ant\u00e9e construit un temple de cr\u00e2nes humains pour son p\u00e8re Pos\u00e9idon. Dans ses combats, il prend force en touchant la terre, sa m\u00e8re, Gaia.<\/p>\n<p>Hercule terrasse Ant\u00e9e en le maintenant en l\u2019air, loin de sa m\u00e8re nourrici\u00e8re.<\/p>\n<p>Ant\u00e9e est enracin\u00e9 et traditionnel : il a une terre nourrici\u00e8re et bat ses adversaires pour honorer son p\u00e8re. Il fait preuve d&#8217;humilit\u00e9 en gardant contact avec l\u2019<em>humus (l<\/em>a terre<em>\u00a0<\/em>et au sens large la culture dominant un lieu) ; et il est orgueilleux, puisqu&#8217;il s&#8217;en croit sup\u00e9rieur jusqu&#8217;\u00e0 d\u00e9fier quiconque.<\/p>\n<p>Ant\u00e9e montre qu\u2019en s\u2019abaissant vers son\u00a0<em>humus <\/em>on peut manger du lion et gagner beaucoup de gens, mais manque aussi l\u2019intelligence d\u2019Hercule, qui fait supporter un autre air sans asphyxie, en restant libre loin de sa matrice culturelle.<\/p>\n<p>La globalisation fait gagner Hercule \u00e0 plate couture\u00a0: elle nous soul\u00e8ve en l\u2019air par les avions, \u00e0 la table d&#8217;un restaurant de cuisine du monde si on ne d\u00e9colle pas, et par des peuples nouveaux venus, tant\u00f4t d\u00e9vou\u00e9s, tant\u00f4t violents selon les visiteurs, et de moins en moins convi\u00e9s par les concitoyens.<\/p>\n<p>Les traditions dues \u00e0 la terre nourrici\u00e8re (devenue terre d&#8217;accueil) devraient pourtant \u00eatre la plus haute conqu\u00eate pour les peuples visiteurs, comme \u00e0 ceux qui les soutiennent en paroles.<\/p>\n<p>Nous ne sommes pas volatils, comme le sugg\u00e8re Aristophane dans sa com\u00e9die <em>Les Oiseaux<\/em>\u00a0: nous avons besoin d\u2019une terre nourrici\u00e8re \u00e0 cultiver, qui forge l&#8217;acuit\u00e9 de nos sens dans le lieu o\u00f9 nous \u00e9lisons domicile : explorer les villages et plats du pays, conqu\u00e9rir les \u0153uvres des grands artistes, d\u00e9couvrir les cultivateurs \u00e0 proximit\u00e9 voire cultiver soi-m\u00eame, \u00e9couter famille et amis, les \u00eatres les plus sages et qui nous ressemblent.<\/p>\n<p>Gaia peut aussi bien \u00eatre une r\u00e9gion, comme Maupassant loue la Normandie :<\/p>\n<blockquote><p>J\u2019aime ce pays, et j\u2019aime y vivre parce que j\u2019y ai mes racines, ces profondes et d\u00e9licates racines, qui attachent un homme \u00e0 la terre o\u00f9 sont n\u00e9s et morts ses a\u00efeux, qui l\u2019attachent \u00e0 ce qu\u2019on pense et \u00e0 ce qu\u2019on mange, aux usages comme aux\u00a0nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l\u2019air lui-m\u00eame. (Maupassant, <em>Le Horla<\/em>, 8 mai).<\/p><\/blockquote>\n<p>Hercule peut faire perdre contact avec l\u2019<em>humus<\/em>\u00a0de chaque instant\u00a0: nous sommes hercul\u00e9ens lorsqu\u2019on ne pense qu\u2019\u00e0 prendre un billet d\u2019avion plut\u00f4t que de visiter un a\u00efeul, ou que nous tapons un message sur le t\u00e9l\u00e9phone portable au lieu de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer au visage et \u00e0 la parole de notre interlocuteur.<\/p>\n<p>Hercule d\u00e9fend parfois les banlieues fran\u00e7aises sans y habiter ni accepter n&#8217;importe qui en bas de chez lui, car il est indiff\u00e9rent du sol o\u00f9 il se tient. Hercule est un aventurier qui passe.<\/p>\n<p>Ant\u00e9e est tr\u00e8s conscient du sol et de sa culture au contraire, et nous r\u00e9g\u00e9n\u00e8re s\u2019il nous lance la maxime cinglante d&#8217;un moraliste de notre pays, ou nous indique une falaise normande qu&#8217;un peintre a peint bien avant que nous la contemplions. Ant\u00e9e nous fait \u00e9prouver que notre terre a \u00e9t\u00e9 foul\u00e9e par de grands hommes et par nos anc\u00eatres et que cette humanit\u00e9 nous oblige :<\/p>\n<blockquote><p>L\u2019homme fait la terre\u00a0; (&#8230;). Ne l\u2019oublions jamais, si nous voulons comprendre combien il l\u2019aime et de quelle passion. Songeons que, des si\u00e8cles durant, les g\u00e9n\u00e9rations ont mis l\u00e0 la sueur des vivants, les os des morts, leur \u00e9pargne, leur nourriture\u2026 Cette terre, o\u00f9 l\u2019homme a si longtemps d\u00e9pos\u00e9 le meilleur de l\u2019homme, son suc et sa substance, son effort, sa vertu, il sent bien que c\u2019est une terre humaine, et il l\u2019aime comme une personne. (Jules Michelet, Le Peuple)<\/p><\/blockquote>\n<p>Ant\u00e9e est ancien, Hercule moderne.<\/p>\n<p>Ant\u00e9e vous fait vivre dans une civilisation ; Hercule la sous-p\u00e8se et en \u00e9loigne, par une critique vitale pour celle-ci, mais qui ne doit pas saper cette civilisation, car il y a l\u2019esprit critique et l\u2019esprit <em>de<\/em> critique, comme disait le philosophe Cornelius Castoriadis : il faut savoir se d\u00e9raciner, mais emp\u00eacher quiconque de prendre racine est injuste. Le d\u00e9sir de terre nourrici\u00e8re n\u2019est pas colonisation pour un espace vital, c\u2019est aimer, se cultiver, s&#8217;accomplir.<\/p>\n<p>Nombreux d\u2019ailleurs sont les Ant\u00e9e d\u2019adoption, qui ont fini par trouver inconsistant l\u2019air d\u2019Hercule et sa page culturelle vierge\u00a0: ils d\u00e9couvrent avec d\u00e9lectation les fruits de leur terre nourrici\u00e8re, en lisant <em>Cyrano de Bergerac<\/em> et en se sentant par exemple \u00ab\u00a0plus Fran\u00e7ais que les Fran\u00e7ais\u00a0\u00bb alors qu\u2019ils n\u2019ont \u00ab\u00a0aucune goutte de sang fran\u00e7ais dans les veines\u00a0\u00bb, et joutent en mots ou en action par gratitude envers leur terre.<\/p>\n<p>Ant\u00e9e est coh\u00e9rent et entier, Hercule novateur et exotique.<\/p>\n<p>Et le second a tout de m\u00eame besoin du premier pour continuer \u00e0\u00a0 respirer l&#8217;air frais en disposant de toutes les cultures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"302\"><strong>Ant\u00e9e<\/strong><\/td>\n<td width=\"302\"><strong>Hercule<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"302\">Enracinement<\/p>\n<p>Traditions et terroir<\/p>\n<p>Le village et le jardin<\/p>\n<p>R\u00e9gionalismes\/Patriotisme<\/p>\n<p>Assimilation<\/p>\n<p>La biblioth\u00e8que<\/p>\n<p>Localisme\/Circuits courts<\/p>\n<p>L\u2019artisan<\/p>\n<p>Verre de Saint-Aubin devant les Hospices de Beaune<\/p>\n<p><em>Ast\u00e9rix et Ob\u00e9lix<\/em><\/p>\n<p>Cuisiner les l\u00e9gumes de saison pour un pique-nique<\/p>\n<p>Battre monnaie<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cole de la IIIe R\u00e9publique<\/p>\n<p>Le latin<\/p>\n<p>La ruine<\/p>\n<p>Endogamie<\/p>\n<p>P\u00e8lerinage sur sites gallo-romains et chr\u00e9tiens<\/p>\n<p>Discuter avec sa grand-m\u00e8re et un historien<\/td>\n<td width=\"302\">D\u00e9racinement<\/p>\n<p>Exotisme et fusions<\/p>\n<p>La ville et l\u2019a\u00e9roport<\/p>\n<p>Imp\u00e9rialisme\/Multiculturalisme<\/p>\n<p>Inclusion<\/p>\n<p>L\u2019open-space<\/p>\n<p>Globalisation\/Circuits longs<\/p>\n<p>Le start-upper<\/p>\n<p>Cocktail au poivre du Sichuan devant un gratte-ciel de New York<\/p>\n<p>Les comics <em>Marvel<\/em><\/p>\n<p>Commander des sushis sur le pouce pour un cin\u00e9ma d\u2019int\u00e9rieur<\/p>\n<p>La Banque Centrale Europ\u00e9enne<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cole inclusive et num\u00e9rique<\/p>\n<p>L&#8217;anglais<\/p>\n<p>Le gratte-ciel<\/p>\n<p>Exogamie<\/p>\n<p>Voyage d\u2019un mois sur un autre continent<\/p>\n<p>Discuter avec un \u00e9tranger, un chauffeur de taxi, un int\u00e9griste, un libertin<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mieux vaut s&#8217;enraciner partout, que nulle part : \u00ab\u00a0<em>Florebo quocumque ferar<\/em>\u00a0\u00bb dit la devise de la R\u00e9union, <em>Je fleurirai partout o\u00f9 je serai plant\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p>Un exemple de synth\u00e8se Ant\u00e9e\/Hercule est Fradique Mendes, le personnage du romancier E\u00e7a de Queiroz. Quand il revient dans son Portugal natal, Fradique boit du lait de brebis avec les bergers\u00a0; quand il est dans un temple hindouiste en Inde, il se plie \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie en endossant le costume des fid\u00e8les (le principe d\u2019Ambroise de Milan, pratiqu\u00e9 par Fradique Mendes : \u00ab\u00a0<em>si fueris Romae, Romano vivito more, si fueris alibi, vivito sicut ibi.<\/em>\u00a0\u00bb, <em>Si tu es \u00e0 Rome vis comme les Romains, si tu es ailleurs, vis comme on y vit<\/em>&#8230;). Il se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re \u00e0 sa terre portugaise, mais s\u2019ouvre d\u00e8s le matin \u00e0 son coiffeur qu\u2019il \u00e9coute comme une source d\u2019information plus fiable que le journal.<\/p>\n<p>Fradique Mendes est l&#8217;Europ\u00e9en cultiv\u00e9 par excellence, comme l&#8217;\u00e9taient le courtisan italien du XVIe si\u00e8cle et l&#8217;honn\u00eate homme fran\u00e7ais du XVIIe : ancr\u00e9 profond\u00e9ment dans son continent, \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la beaut\u00e9 par les tr\u00e9sors du Portugal et \u00e0 la vaillance par les tr\u00e9sors de ses lettres cosmopolites, et capable de discuter de tout ailleurs, parce que son raffinement ne lui sert qu&#8217;\u00e0 para\u00eetre plus simplement homme. Un de ces\u00a0Europ\u00e9ens \u00ab sans patrie \u00bb d\u00e9crits par Nietzsche\u00a0: hommes \u00ab trop libres de toute pr\u00e9vention, trop malicieux, trop d\u00e9licats \u00bb et ayant \u00ab trop voyag\u00e9 \u00bb pour \u00eatre \u00ab porte-paroles du nationalisme et de la haine des races \u00bb, mais \u00ab h\u00e9ritiers riches et combl\u00e9s \u2014 riches, mais aussi riches en obligations, h\u00e9ritiers de plusieurs milliers d\u2019ann\u00e9es d\u2019esprit europ\u00e9en \u00bb (<em>Gai savoir<\/em>, 377). Fradique est l\u2019homme qui a compris la force r\u00e9g\u00e9n\u00e9rante d\u2019Ant\u00e9e, mais que l\u2019air de Hercule r\u00e9g\u00e9n\u00e8re \u00e0 mesure de son enracinement, car la vie est dialectique et se nourrit des p\u00f4les contraires.<\/p>\n<p>Le combat entre Ant\u00e9e et Hercule se passe en nous, car \u00ab\u00a0les &#8220;quoique&#8221; sont toujours des &#8220;parce que&#8221; m\u00e9connus\u00a0\u00bb (Proust, <em>A l&#8217;Ombre des jeunes filles en fleurs<\/em>, premi\u00e8re partie)\u00a0: c\u2019est <em>parce qu\u2019<\/em>il est enracin\u00e9 que Fradique Mendes se d\u00e9racine un instant, le temps de comprendre un autre pays, une autre tradition, un autre <em>humus<\/em>. Explorer nos racines nous fait comprendre celles d\u2019autrui. Fradique est un Ant\u00e9e portugais qui sait respirer l&#8217;air hercul\u00e9en au bout du monde, et trouve m\u00eame inconvenant de parler une langue \u00e9trang\u00e8re sans l\u2019accent de sa natale.<\/p>\n<p>Il manque des Fradique pour incarner les traditions d&#8217;un pays o\u00f9 l&#8217;on arrive, et aussi pour montrer la n\u00e9cessaire adaptation \u00e0 ceux dans lesquels on s&#8217;installe. Les adversaires des caricatures de Mahomet refusent par exemple d&#8217;admettre que la caricature est une tradition fran\u00e7aise l\u00e9gitime, bien que diffusable dans le monde entier par les t\u00e9l\u00e9communications : Marie-Antoinette et Louis-Philippe en ont fait les frais sans assassinat des caricaturistes, et Jean Moulin la pratiqua lorsque Klaus Barbie lui tendit un papier o\u00f9 d\u00e9noncer des r\u00e9sistants et qu&#8217;il pr\u00e9f\u00e9ra caricaturer son tortionnaire. Les dessinateurs n&#8217;ont pas attendu les musulmans pour offenser : ils appliquent une tradition de leur Gaia.<\/p>\n<p>La victoire de Hercule par la globalisation sur Ant\u00e9e l&#8217;enracin\u00e9 brouille jusqu\u2019\u00e0 la connaissance de notre terre nourrici\u00e8re.<\/p>\n<p>Etre des Ant\u00e9e ma\u00eetrisant l\u2019intelligence d\u2019Hercule, c&#8217;est aimer les traditions de notre terre nourrici\u00e8re en sachant respirer hors d\u2019elles, et aussi en incarner les joies, aupr\u00e8s des concitoyens qui les m\u00e9connaissent.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature r\u00e9concilie Ant\u00e9e et Hercule\u00a0: Hercule nous a\u00e8re l\u2019esprit par les livres (\u00abEn plongeant dans la personnalit\u00e9 des autres, il oublia la sienne, ce qui est la seule mani\u00e8re peut-\u00eatre de n\u2019en pas souffrir\u00a0\u00bb, Flaubert, <em>L\u2019\u00c9ducation sentimentale<\/em>, II, 3) ; mais Ant\u00e9e r\u00e9g\u00e9n\u00e8re par la langue qui est comme l\u2019<em>humus<\/em> de notre esprit, et par des classiques que notre sol recouvre et qui forment notre Gaia spirituelle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; A G. L. Ant\u00e9e mange du lion dans le d\u00e9sert libyen, selon la mythologie grecque. 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