Civilité d’Astérix

En octobre 2017, le dernier album d’Astérix Astérix et le Transatlantique est sorti sans son introduction célèbre :

« Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non. Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. »

Ce message de liberté disparaissait pour ne vexer personne, alors même que des religieux impérialistes défendus jusque dans les universités, et que les militants d’une morale impérialiste prenant la condition féminine en otage, donnaient aux Français l’orgueil d’être encore « irréductibles ». L’année suivante, Barack Obama et Emmanuel Macron raillaient gentiment les « Gaulois », les confirmant comme cible la moins risquée dans tout dîner mondain, mais aussi la plus gênante. Globalistes et puritains veulent « en finir » avec les Gaulois et la gauloiserie, comme Édouard Louis avec Eddy Bellegueule, expression symbolique du nouveau désir d’éliminer tout de ce qui conteste les empires moraux, de tout ce qui, surtout, s’est incarné avant leur règne, car l’impérialiste moderne prend plaisir à n’être pas, ou du moins à paraître : ne pas paraître en surpoids, ne pas paraître chrétien, ne pas paraître carnivore, ne pas paraître intolérant, ne pas paraître de droite, voilà l’héroïsme et le destin. On veut donc « dégauloiser  » pour citer un chef romain du Domaine des dieux, car rester gaulois au XXIe siècle globalisant, c’est devenir une sorte de beauf (ou un gilet jaune de la première heure) :

« notre plus grand défaut, notre pire tare à vrai dire, notre vice épouvantable, c’est de ne jamais aller jusqu’au bout. (…) les plus sinistres tendances répressives des temps modernes s’effilochent chez nous, se vaporisent.

Je ne voudrais pas qu’on me pense chauvin. Je sais la France et ses horreurs. Mais on ne m’empêchera pas de me dire qu’un pays où le féminisme anglo-saxon et le déconstructivisme derridien n’ont jamais pu réellement adhérer, prendre racine en profondeur, ne peut être tout à fait mauvais.

C’est bien pour cela que nous inquiétons. Il faudra un jour nous liquider. (…)

Un pays qui fait du « bien-être individuel » la source suprême de ses valeurs, est-ce que c’est du sérieux ? » (Philippe Muray, L’Empire du Bien).

Mais les gens qui refusent d’ « aller jusqu’au bout » et pensent à leur « bien-être individuel » plutôt qu’aux conventions internationales, sont internationaux.

Les Gaulois sont l’image grotesque des hommes libres et bons vivants, c’est pourquoi Astérix et Obélix se vendait plus en Finlande qu’en France par tête d’habitants, rappelait René Goscinny quand on l’accusait de nationalisme, et pourquoi la BD engendrait des réunions secrètes en Grèce sous la dictature des colonels, car elle permettait de parler dissidence lors des seules réunions autorisées par le régime (les rendez-vous parents-élèves). Le village de Goscinny a d’ailleurs ses équivalents hispaniques et anglais, comme ce village d’irréductibles Bretons « unis par leur amour de la liberté » (Astérix et les Bretons).

Astérix est un silène (comme Alcibiade le disait de Socrate) : une figurine à l’air stupide, qui recèle une philosophie profonde à chaque album, que j’ouvre encore avec un bonheur proche du sacré. Le magazine Pilote où Goscinny la publie a pour devise : « Le journal qui s’amuse à réfléchir ».

C’est une épopée parodique, épopée parce qu’elle raconte le mythe originel d’une civilisation, parodique parce qu’elle ne raconte pas la chute de son peuple dans l’Histoire, mais dans le temps clos de son art de vivre.

Et il fallait une bande dessinée pour traiter à temps tous les pouvoirs extérieurs et impérialistes auxquels les irréductibles doivent résister :

capitalisme fou dans Obélix et compagnie : Obélix l’amateur de sangliers et de bagarres lance une entreprise pour devenir « l’homme le plus important du village », en industrialisant les moyens de production d’un cailloux dont Panoramix dit qu’on ne sait même pas à quoi il sert,

fanatisme et superstition dans Le Devin : un descendant d’Edwy Plenel et Tariq Ramadan s’est arrêté là où il savait qu’il serait bien reçu (c’est lui qui le dit), et hypnotise tout le village excepté Astérix, grâce à une religion qui fait peur et promet de respirer un air « nauséabond, empoisonné » si on la méprise ; le narrateur est si effaré de cette soumission qu’il sort de sa réserve et ajoute que les « oracles, prophètes » racontent « n’importe quoi »,

art contemporain dans Astérix et le Chaudron : Astérix et Obélix croisent un metteur en scène du festival d’Avignon, participent à un spectacle cherchant un « public indigné », et ne font qu’extasier des Romaines richissimes, avec des grimaces et des phrases bredouillées qui ne montrent rien de profond,

globalisation et gentrification dans Le Domaine des dieux : des travailleurs immigrés construisent un building en forêt pour que les Romains se reconnectent à la nature et aux produits locaux. La clientèle romaine afflue comme des bobos dans le 11e arrondissement, les prix du village augmentent, le poissonnier du village pense que « nous pouvons nous passer des Gaulois », et Astérix devient réac’ et nostalgique, car il se demande « si nous pourrons toujours arrêter le cours des choses »,

guerre civile dans Astérix et les Goths : des simili-racailles de la forêt agressent et kidnappent à quelques mètres de patrouilles romaines aveugles, avant de s’entretuer pour le pouvoir en se délectant des châtiments à donner à leurs concitoyens, comme des barbares regardant des vidéos gores sur Youtube,

multiculturalisme et xénophobie dans Le Cadeau de César où Agecanonix découvre que la coexistence des communautés rend plus intolérant envers les personnes : « quand ils viennent chez nous, je n’ai pas envie d’aller chez eux »,

hygiénisme dans Le Bouclier arverne : Astérix et Obélix agitent un centre thermal en y mangeant des sangliers,

barbarie et virilisme dans Astérix et les Normands : des bêtes brutes du Nord ont construit une société impossible : ils ignorent la peur, ce qui rend impossible toute organisation en groupe, et menace l’existence des jeunes Parisiens qui sont appelés Goudurix avec ironie parce que leur lifestyle bourgeois-bohème-connecté ne leur fait plus prendre de risques du tout,

– militarisme (Astérix légionnaire),

– chauvinisme et fanatisme sportif (Astérix aux Jeux olympiques),

– acculturation (Le Combat des chefs),

– snobisme parisien (Les Lauriers de César), etc.

*

J’extrais 4 remarques d’Astérix qui en font le miroir d’une société heureuse :

1 / Les irréductibles résistent à tous les pouvoirs par l’humour, symbolisé par une potion magique qui donne une force surhumaine.

La potion magique fait rire ceux qui en prennent : « chaque fois que nous nous attaquons à ces sauvages, dit un légionnaire romain, ils se mettent à rigoler et nous leur servons de gibier. » (Le Combat des chefs). Elle agit comme une blague : « Il n’a même pas ri avec le coup de l’auberge que j’ai démolie à Samarobriva » dit Obélix à propos de son chef (Astérix chez les Belges). Lorsqu’Obélix donne des baffes à un potentat romain il cherche à le détendre : « Ça ressemble à quoi de s’énerver comme ça ? » et Astérix intervient : « Cesse de t’amuser avec lui, il n’a peut-être pas envie de rigoler » (Le Bouclier arverne). Astérix et Obélix sont les mieux pourvus en potion, et sont appelés « les deux comiques » par leur chef (Astérix et les Belges). Lorsque les esclaves égyptiens prennent de la potion et se lancent d’une main des pierres taillées pour finir un palais, leur travail est « accompagné de chants, de plaisanteries et de calembours » (Astérix et Cléopâtre).

La potion magique brise les distances que ceux qui ne savent pas rire veulent établir contre l’humour : la potion ne fait pas dans la dentelle, comme dit Obélix pour qui « frappe et défonce c’est la même chose » (Astérix gladiateur). La liberté de l’humour doit assommer les forts pour faire rire. Elle a donc une violence que certains lui reprochent : le comique « blesse », « offense », « humilie » les bigots et les militants. Mais la potion est momentanée, jamais mortelle, et renverse le rapport de force (les Romains sont plus puissants que les Gaulois).

La potion magique représentait sans doute à Goscinny la force de frappe comique : la potion fait tabasser toute autorité, permet aux faibles de renverser le rapport de force habituel, et de conquérir une population pendant un instant, comme le petit espion romain qui fait rire tout le village en soulevant un dolmen (Astérix le Gaulois). Comme dans une grande œuvre d’art, Goscinny « s’amuse à réfléchir » sur l’essence de l’art exercé : son œuvre fait rire, et nous représente aussi la joie de ce pouvoir, dans un symbole poétique. Pouvoir aussi immédiat que de boire un coup, et que ses adversaires ne comprennent pas néanmoins : « Il y a un mystère dans la puissance de ces Gaulois ! dit un Romain plein de gravité. Il faut découvrir ce secret ! »  (Astérix le Gaulois), alors qu’un autre, formateur de la légion, leur fait porter des pierres sans qu’Astérix et Obélix usent d’abord de leur potion et remarque : « On a perdu sa vis comica, hmm ? » (Astérix légionnaire).

2 / Les irréductibles sont défensifs.

Ils sont petits et ne conquièrent personne, contre un empire agressif, hégémonique et conquérant : « La potion magique ne doit nous servir qu’à nous défendre » dit le druide Panoramix (Le Cadeau de César). Ils ne répondent aux agressions romaines que par des batailles défensives : la seule guerre qu’ils font est un concours avec les Belges pour connaître le peuple le plus brave selon l’envahisseur Jules César. La guerre est un pari-concours. Obélix collectionne les casques de Romains qu’il tabasse dans Astérix gladiateur : en tapant il ne tue jamais et s’amuse toujours.

3 / Les irréductibles sont enracinés : ancestraux chez eux et libéraux à l’extérieur.

Leur loi ne dépasse pas les limites de leur village : « En Bretagne, il faut faire comme les Bretons » dit Astérix (Astérix chez les Bretons). Il sont ouverts sur le monde puisque chaque voyage est l’occasion de ramener des spécialités, à condition qu’elles soient liées au corps (des produits de France dans Le Tour de Gaule ou la sieste dans Astérix chez les Corses), car l’esprit a déjà trouvé son bonheur, jamais imposé aux autres, prêté seulement à leur demande, parce que les Anglais et les Égyptiens ont besoin de potion, ou que des patients en cure (Le Bouclier arverne) et des légionnaires enrôlés (Astérix légionnaire) préfèrent le sanglier aux légumes secs et à la soupe.

Mais à l’intérieur du village, les irréductibles s’estiment porteurs d’une culture assez digne pour conserver l’espace où elle perdure : quand les Romains construisent le Domaine des dieux à côté, profitent des produits locaux et veulent « expulser les intrus » de leur terrain, ce sont aussi les Romains qui sont jetés après une rasade de potion magique, car ils n’ont pas l’autorité du temps ni de la culture que ce temps a créé, écosystème spirituel permettant aux Gaulois de vivre heureux (rire au lieu de conquérir, se bagarrer sans jamais tuer, « faire société », dîner tous ensemble avec la viande locale). N’importe qui acceptant de vivre à la gauloise est fêté : le seul invité romain au banquet final est un inspecteur des impôts luttant contre l’empire gangrené par la corruption (Astérix chez les Helvètes).

Pour perpétuer l’enracinement, les irréductibles se reposent sur le savoir acquis (de Panoramix) et la force héritée (d’Obélix).

Panoramix est la dissidence expérimentée, et Obélix la dissidence héritée, son practitien et son héritier, structure du village. Panoramix connaît la recette de la potion : « Plus de druide, plus de potion. Plus de potion, plus de problème » dit l’aide de camp Perclus (Le Combat des chefs). Et Obélix doit sa force au fait d’être « tombé dedans quand il était petit », comme on dit qu’un talent ou un avantage est de famille : il symbolise le « capital culturel » du village. Tout repose donc sur eux en dernière instance : il faut Panoramix et Obélix dans le village comme il faut des anciens et des héritiers dans une société, qui aident celle-ci par l’expérience et la force inégales reçues du passé.

Obélix a d’ailleurs le flegme des tempéraments aristocratiques. Il dit : « Ils sont fous ces Romains », mais c’est un mépris qui connaît son bonheur. Obélix a l’esprit aristocratique décrit par Nietzsche, qui dit « oui » à la vie, et dont

« la notion négative de bas, commun, mauvais n’est qu’un pâle contraste né tardivement en comparaison avec sa notion fondamentale, toute imprégnée de vie et de passion, cette notion qui affirme « nous les aristocrates, nous les bons, les beaux, les heureux ! »

– nous les mangeurs de sangliers, les rigolards, les bagarreurs.

Obélix ne craint pas de dire que les autres sont fous, parce que vivre en homme heureux lui enlève tout ressentiment :

« Lorsque le système d’appréciation aristocratique se méprend et pèche contre la réalité, cela se produit au sujet de la sphère qui ne lui est pas suffisamment connue, la sphère qu’il se défend même avec dédain de connaître telle qu’elle est » (Nietzsche, Généalogie de la morale, Première dissertation, 10, trad. H. Albert).

– « Ils sont fous ces Romains / ces Égyptiens / ces Bretons ». Obélix ne se trompe sur les autres que par négligence, jamais par haine.

4 / Les irréductibles s’unissent dans le repas et la dispute.

Ils veulent à la suite des rabelaisiens « vivre en paix, joie, santé, faisant toujours grande chère » (Rabelais, Pantagruel, 34), animé par « certaine gaieté d’esprit confite en mépris des choses fortuites » (Rabelais, Le Quart livre, Prologue), mangeant du sanglier en riant et méprisant l’empire romain parce qu’ils savent se défendre contre lui.

En terminant chaque aventure par un banquet sous le ciel étoilé, les irréductibles joignent le corps au ciel, comme les Pantagruélistes font des calembours en buvant du vin, symbole céleste et physique, puisque sang du Christ et boisson : « Je bois éternellement, ce m’est éternité de beuverie, et beuverie d’éternité. » (Rabelais, Gargantua, ch. V). Le repas de Gargantua fait naître des jeux de mots, les « propos des bienyvres » (Gargantua), comme les banquets ou la potion rendent les irréductibles « rigolards, ripailleurs, braillards » (Le Combat des chefs).

Mais les bons vivants sont combatifs au nom même des plaisirs qu’ils se conservent : Astérix rejette la gauloiserie clichée, dévoyée en un pur divertissement, qui se confond avec les jeux du cirque superficiels et barbares : « Du sanglier, des baffes aux Romains, voilà tout ce qu’il faut à Mossieu Obélix ! Du pain et des jeux ! » (Le Bouclier arverne). Aujourd’hui, cette gauloiserie kitch serait l’« hyperfrance », ces restaurants rivalisant de serveurs à béret, de bouteilles de rouge en vitrine et d’ardoises vintage, pour se consoler de Sevran où des femmes sont invitées à sortir des cafés, ou du quartier voisin où seules le nom des stations et certains immeubles vous rappellent que vous êtes en Europe. Par ce courage compensatoire, les irréductibles de Goscinny font comme le moine Frère Jean, bon buveur, qui ne manque pas de défendre la vigne attaquée de son abbaye, dans un massacre bouffon digne d’une rasade de potion magique.

La bagarre entretient cet esprit combatif. Elle est une des « coutumes ancestrales » à l’intérieur du village selon Panoramix (Obélix et compagnie), comme on aime débattre entre amis. Une amie coréenne m’a raconté un jour que dans son pays on évitait soigneusement toute conversation sur un sujet dérangeant, par politesse et pour éviter tout conflit. Je découvrais tout d’un coup que pour rien au monde je ne me serais passé de la bagarre intellectuelle, comme les Gaulois de Goscinny ne peuvent se passer de la physique : le débat n’est pas un conflit, mais un conflit d’amis, dont Montaigne dira la noblesse et l’utilité dans son essai De l’art de conférer. Les irréductibles se bagarrent dans leur village pour canaliser le désir d’expansion de chacun, et cette hygiène leur évite de conquérir à l’extérieur et éprouve la résistance de leur amitié, qui en sort décuplée. La France a toute une histoire de bagarres, non seulement les débats politiques de comptoir, mais les débats sur la langue et querelles esthétiques (querelle des Anciens et des Modernes, des Bouffons, du Tartuffe et de L’Ecole des femmes, bataille d’Hernani, plus récemment les débats sur la flèche ou la charpente de Notre-Dame de Paris), qui restent internes et tempèrent les pulsions de conquête. La bagarre peut entraîner la guerre civile (Saint-Barthélémy, Fronde, jacqueries) quand elle devient trop sérieuse et oublie la potion de l’humour, mais elle reste un conflit domestiqué, surtout un jeu de l’esprit. Le village s’enrichit du poison de la discorde à petite dose (la bagarre, le débat) pour la solidarité postérieure de tous.

*

Thomas Mann déclarait en 1935 à propos de l’Europe :

« Tout humanisme comporte un élément de faiblesse, qui tient à son mépris du fanatisme, à sa tolérance et à son penchant pour le doute, bref, à sa bonté naturelle et peut, dans certains cas, lui être fatal. Ce qu’il faudrait aujourd’hui, c’est un humanisme militant, un humanisme qui découvrirait sa virilité et se convaincrait que le principe de liberté, de tolérance et de doute ne doit pas se laisser exploiter et renverser par un fanatisme dépourvu de vergogne et de scepticisme. » (Les exigences du jour, « Europe, prends garde ! »).

Cet humanisme combatif a son épopée bouffonne dans les Gaulois de Goscinny. Avoir pour bande dessinée potache n°1 des albums aussi satiriques, synthétiques et essentiels à la vie que les Astérix est un passe-temps de roi. Et Goscinny, ayant vécu loin de son pays d’adoption qu’il percevait mieux par cet éloignement, a offert à ce pays un amusement royal, par lequel ses citoyens acceptent leur bêtise et apprennent dès le plus jeune âge le destin libre, truculent et contestataire qui leur est légué par le temps.

L’« Empire du Bien » (Philippe Muray) ou le « Dar al-Islam » en veulent à tout ce qui rend l’être humain libre, sociable et heureux : la dégustation de vin, la gastronomie, la mixité, l’érotisme, le franc-parler. Petits camps impérialistes, hypermodernes ou archaïques, qui vous font croire que les mœurs qu’ils se sont trouvées ou retrouvées il y a 50 ans sont meilleures que celles que vous vous êtes données en cinq siècles afin d’embellir votre séjour terrestre.

Les meilleurs antidotes restent l’humour, et un art de vivre, puisque « rire est le propre de l’homme. », que mieux vaut être assoiffé de vin que de sang, et d’insolence que de conquête. Et parce que ces bastions ont un esprit de sérieux proche de la doctrine du salut (éviter les paroles tendancieuses, la critique, la séduction) ou sont une doctrine de salut (Respecte mon Dieu et ma croyance). Et la soumission à l’esprit de sérieux et aux empires moraux, la fin des Gaulois de tous les pays, de leur bien-être et de cette liberté unique, c’est ce Ciel qui peut à tout instant nous tomber sur la tête.