Hommage LGBT

[La parole étant confisquée aux femmes par la grammaire des dominants, leur mansplaining, leur patriarcat et leur blantriarcat, cet article ne sera pas traité par un homme.

Seules les femmes LGBTQQIAAPAOC+ peuvent parler au nom des femmes, comme seuls les racisés peuvent émettre des généralités sur les racisés.

Nous laisserons donc la parole à Niquita Delone, qui se sent femme une semaine par mois, comme c’est son droit.]

On a accusé les militant.e.es LGBT d’être sectaires et intolérant.e.es. C’est faux. Nous rendrons ici hommage, et non femmage,

A tous les hommes cisgenres sensibles à la lutte LGBTQQIAAPAOC+,

A tous les hommes qui vivent d’une vie dégenrée,

A ceux qui ne draguent pas lourdement,

A ceux qui ne mettent pas de main au cul,

A ceux qui n’ont pas de désirs inappropriés,

A ceux qui neutralisent leur langage,

A ceux qui n’associent pas le vagin à la femme et la verge à l’homme,

A ceux qui ne disent pas que c’est un garçon quand le bébé bouge beaucoup,

A ceux qui n’ont pas de réflexes sexistes,

A ceux qui n’ouvrent pas les portes,

A ceux qui ne laissent pas la banquette,

A ceux qui ne versent pas de verres,

A ceux qui n’appellent pas en premier,

A ceux qui n’offrent pas de bouquets de fleurs,

A ceux qui ne paient pas le restaurant,

A ceux qui ne raccompagnent pas en voiture,

A ceux qui n’offrent pas de robes ni de sacs à main,

A ceux qui ne portent pas les valises,

A ceux qui n’ont rien à nous expliquer,

A ceux qui n’ont pas de muscles,

A ceux qui croisent les jambes,

A ceux qui ne savent pas allumer de feu en forêt,

A ceux qui baissent la tête,

A ceux qui trouvent que Catherine Deneuve est une grosse conne,

A ceux qui ne veulent rien quand on ne veut rien,

A ceux qui ne nous chargent pas mentalement,

A ceux qui ne déchargent pas physiquement,

A ceux qui savent ne pas répondre,

A ceux qui savent fermer leur gueule,

Les femmes LGBTQQIAAPAOC+ disent merci. On vous aime.

Niquita Delone.